Table des matières et résumés
Numéro 67, printemps 1996


Index récapitulatif, 1993-2008
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Note de l'éditeur (Mochida Takeshi)
Chronologie (août - octobre 1995)
Médias : Les distorsions de l'histoire : une pratique dangereuse (Matsubara Ryuichiro)
Livres : De la vie et de la mort dans le monde d'aujourd'hui (Ueda Yasuo)
Sakurifaisu - waga musuko, noshi no 11 nichi (Le sacrifice, ou les onze jours de mort cérébrale de mon fils)
Koraku (Feuilles d'automne)
Essai : L'effritement du mythe de la sécurité (Takeuchi Yasuo)


La diplomatie du Japon vis-à-vis de l'Asie-Pacifique (Masuzoe Yoichi)

  • Le traité de sécurité n'a pas perdu sa raison d'être (Okamoto Yukio)
    Réfutant les arguments de Chalmers Johnson contre la présence de forces américaines en Corée du Sud et au Japon (Foreign Affairs, juillet-août 1995) Okamoto montre que tant Washington que Tokyo continuent à tirer profit du traité de sécurité bilatéral. Il appelle toutefois le Japon à prendre la mesure de ses responsabilités dans le cadre de ces accords.
  • Une recette pour unifier l'Asie (Ito Kenichi)
    Malgré son dynamisme, l'Asie de l'Est ne s'est pas encore dotée d'un cadre pour maintenir l'ordre régional. Beaucoup dépend de la Chine, qui accepte mal les contraintes multilatérales. La présence américaine, dans une optique d'engagement constructif avec Pékin, reste un contrepoids nécessaire à la puissance chinoise.
  • Le Japon peut-il servir de lien entre l'Asie et le Pacifique ? (Takenaka Heizo)
    Depuis la fin de la guerre, la politique économique extérieure du Japon a été axée sur les Etats-Unis. Il est temps de passer à une diplomatie multilatérale. Le Japon a un rôle crucial à jouer dans le renforcement de l'Organisation mondiale du commerce et de l'APEC, pour cimenter les liens entre les Etats-Unis et les économies en développement d'Asie.
  • Repenser le contentieux territorial russo-japonais (Hasegawa Tsuyoshi)
    Les îlots au large de Hokkaido occupés par l'Union soviétique depuis 1945 font obstacle à une amélioration des rapports entre Tokyo et Moscou. Le Japon devrait méditer sa responsabilité dans les événements précédant la perte de ces Territoires du Nord et adopter une attitude plus souple vis-à-vis de la Russie.

    Les maux du système économique et financier (Takeuchi Yasuo)

  • Quelques idées pour relancer l'économie japonaise (Hamada Koichi)
    Les autorités économiques japonaises sont largement responsables de l'apparition des bulles spéculatives de la fin des années quatre-vingt, ainsi que de la récession subséquente. Des mesures de stimulation fiscale s'imposent à présent, complétées par une correction des avantages pervers accordés au secteur financier.
  • Les non-dits de la crise bancaire (Kogure Fumiaki)
    Le montant des créances douteuses détenues par les banques japonaises est stupéfiant : au bas mot 40 000 milliards de yens. Si l'Etat fait appel à des fonds publics pour renflouer les établissements en difficulté, il lui faudra faire toute la lumière sur les transactions équivoques qui ont mal tourné.
  • Pour sauver les marchés des titres (Matsuura Shosuke)
    Le marché japonais des titres est trop réglementé, ce qui paralyse les maisons de courtage et décourage les investisseurs éventuels. En outre le caractère confidentiel des opérations est mal respecté. Le Japon devra se doter d'un cadre légal à l'américaine qui permette la liberté et l'initiative.

    Les leçons de l'histoire (Kumon Shumpei)

  • Une résolution aberrante (Kitaoka Shin-ichi)
    Pour marquer le cinquantenaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Diète japonaise a adopté une résolution exprimant les remords du pays. Malheureusement, la formulation en est maladroite et elle a suscité de graves dissensions. Par ailleurs, malgré de nombreuses excuses présentées officiellement, le Japon n'a jamais élucidé les responsabilités individuelles dans les décisions prises à l'époque.

    La restauration des oeuvres d'art japonaises (Takashina Shuji)

  • Aider à préserver le patrimoine culturel mondial (Hirayama Ikuo)
    Les oeuvres d'art japonaises sont très fragiles. Diffuser à l'étranger l'expérience acquise par les musées japonais dans la conservation et la restauration constitue pour le Japon un moyen de rembourser sa dette culturelle à l'égard du reste du monde et de faire connaître un peu de l'esprit du peuple japonais.

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